• Livansko Polje Marine Lovero

    L’Association internationale forêts méditerranéennes

    L’Association internationale forêts méditerranéennes (AIFM), fondée en 1996, s’est donnée pour but de faciliter les échanges de connaissances, d’expériences et de conceptions sur les espaces forestiers méditerranéens de manière transversale, pluridisciplinaire et internationale.

    © Marine Lovero

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    L’Association internationale forêts méditerranéennes

    L’Association internationale forêts méditerranéennes (AIFM), fondée en 1996, s’est donnée pour but de faciliter les échanges de connaissances, d’expériences et de conceptions sur les espaces forestiers méditerranéens de manière transversale, pluridisciplinaire et internationale.

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State of Mediterranean Forests 2018 publié par la FAO et Plan Bleu

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PDF icon State of Mediterranean Forests 20187.66 Mo

Selon un nouveau rapport de la FAO et du Plan Bleu, entre 2010 et 2015, les zones forestières ont augmenté de deux pour cent dans la région Méditerranée, soit 1,8 million d’hectares supplémentaires, ce qui représente à peu près la superficie de la Slovénie.

Selon le rapport, dans la région Méditerranée, les forêts ont connu une forte dégradation et sont de plus en plus menacées par le changement climatique, la croissance démographique, les feux de forêts et les pénuries d’eau.

La dégradation des forêts dans le Nord de la région Méditerranée est principalement due à l’abandon des terres et aux feux, tandis que les forêts situées dans le Sud-Est doivent faire face aux répercussions du surpâturage, de la pression démographique et de la surexploitation du bois de chauffage.

Le changement climatique demeure l’une des menaces les plus importantes pour toutes les forêts de la Méditerranée. La hausse des températures, les pluies irrégulières et les périodes de sécheresse prolongée devraient avoir pour effet de fortement altérer le couvert et la répartition des forêts et des arbres pendant les années à venir.

Par exemple, lorsque les arbres tentent de résister aux sécheresses, ils se vident de leur stock de carbone et produisent moins de glucides et de résines qui sont essentiels pour leur santé.

Cette situation a eu pour effet de voir dépérir les chênes, pins, épicéas et hêtres en Espagne, en France, en Italie et en Grèce. En Algérie, les cèdres de l’Atlas connaissent également le même sort.

La population de la Méditerranée a doublé entre 1960 et 2015 pour atteindre 537 millions de personnes et devrait augmenter de nouveau pour atteindre les 670 millions de personnes d’ici 2050. Alors que la situation démographique a très peu changé dans le Nord, la croissance rapide de la population dans le Sud-Est a conduit à une exploitation excessive des ressources naturelles.

Les feux de forêts demeurent une menace importante. Bien que le nombre de feux ait diminué dans le Nord et le Nord-Est ces dernières années, le nombre de grands feux (affectant plus de 500 hectares) a augmenté. Selon le rapport, cette tendance – soit moins des feux mais des feux de plus grande ampleur – est appelée à continuer.

Les pénuries d’eau et l’érosion des sols sont particulièrement néfastes pour les forêts de la Méditerranée, car les sols s’affinent et s’appauvrissent davantage au fil du temps par rapport à d’autres régions.

Le rapport invite les pays à intensifier leurs efforts visant à accroître la restauration des forêts et des paysages. En particulier, il recommande de :

  • Affiner et planter des espèces d’arbres mixtes afin de réduire l’impact des sécheresses;
  • Mettre en place de nouvelles politiques de lutte contre les feux de forêts, capables non seulement de maîtriser les feux mais aussi de gérer la végétation de manière préventive avec également des activités de préparation et de restauration;
  • Mettre en place une stratégie forestière régionale et des politiques communes;
  • Renforcer les chaînes de valeur forestières;
  • Les forêts méditerranéennes font déjà partie de l’économie verte, mais leurs contributions pourraient être optimisées si les stratégies liées à cette même économie se focalisaient davantage sur les forêts;
  • Augmenter la superficie des forêts, des parcs et des potagers en zone urbaine;
  • Créer des partenariats solides entre le secteur public et privé afin de gérer les forêts;
  • Appliquer les Directives de la FAO en vue de restaurer les forêts et les paysages dégradés.